Charles Rosier

Charles Rosier, une carrière internationale baroque

Née le
Liège
Mort le (à 84 ans)
Cologne
Activité principale violoniste
compositeur
Style musique baroque

A la Renaissance, les compositeurs illustrent avec une maîtrise inégalée la technique musicale du contrepoint, c’est à dire la superposition de plusieurs lignes mélodiques. L’école Franco-flamande apporte innovations et modernités aux pratiques musicales moyenâgeuses. Josquin des Prés et plus tard Roland de Lassus, en sont de très célèbres représentants. Natif des mêmes contrées, on peut supposer que Charles Rosier a étudié leurs œuvres dans son enfance. Autre siècle, autre musique, une page de solfège s’est tournée et Charles Rosier, né au XVIIème siècle, évoluera dans la musique dite « baroque ».

Les débuts liégeois de Charles Rosier

Charles Rosier est né le 26 décembre 1640 à Liège, principauté épiscopale indépendante. La vie culturelle y est intense et la musique instrumentale se développe rapidement sous de fortes influences italiennes et françaises. Les musiciens bénéficient d’excellentes formations dont profite certainement le jeune violoniste. Sa grande virtuosité lui vaut un engagement à l’orchestre de la cour. Il débute en 1664 à Bonn, autre résidence du prince.
Devenu ensuite vice-maître de chapelle, il semble qu’il reste à Cologne jusqu’en 1675. Commence alors une vie bien différente : il voyage beaucoup et parcourt les Pays-Bas, vivant en toute indépendance de ses immenses talents.

L’âge d’or à Amsterdam

Il s’installe en 1683 à Amsterdam. Riche cité, Amsterdam connaît son âge d’or : Accueillante et tolérante, la ville attire les artistes. Charles y fréquente d’autres musiciens de sa génération, tels Carolus Hacquart, Hendrik Anders, Nicholaas-Ferdinand Le Grand.
Les amsterdamois, en majorité protestants, n’ont pas un grand engouement pour la musique d’église, fort prisée en territoire catholique. On constate d’ailleurs que Charles Rosier compose de la musique sacrée au début de sa carrière et plutôt à la fin ; ce qui coïnciderait aux lieux de vie du compositeur ! Les concerts privés, la musique en famille correspondent mieux aux attentes des bourgeois d’Amsterdam. Avec ses deux filles (dont l’une est l’épouse de son ancien élève Willem de Fesch) et quelques amis musiciens, il fonde un collegium musicum. Ces assemblées musicales, alors très en vogue, réunissent des amateurs sous la direction de professionnels.

La maturité à Cologne

Il semble que la parenthèse hollandaise se ferme en 1699, le musicien retourne à Cologne où il est nommé successivement maître de chapelle de la cathédrale puis directeur de l’orchestre municipal. A 60 ans, le compositeur baroque exerce simultanément ces deux fonctions et devient un musicien vénérable aux grandes responsabilités.

Il s’éteint à Cologne le 12 décembre 1725.

L’œuvre de Charles Rosier est composée d’œuvres instrumentales :
1679 Antwerpsche Vrede-Vreught, pour trois violons et alto sans basse continue.
1686 Deux sonates, deux flûtes à bec alto, violon, basse continue.
1691 Pièces choisies à la manière italienne, pour deux flûtes ou violons et basse continue.
1697 Quatorze sonates pour hautbois ou trompette, deux violons, alto et basse continue.
1710 Französische Partien à 3.

et de musique religieuse :

1667 In fletu solatium, sive cantiones sacræ, à trois et quatre voix solistes, deux violons, basson, basse continue.
1668 Motetta, sive cantiones sacræ, à trois et quatre voix solistes, deux violons, basse continue.
1705-1713 Douze messes, dix-huit motets.

La musique baroque est une musique inventive et nouvelle : des instruments de musique apparaissent, des techniques s’imposent. Elle définit clairement les règles et les bases de l’harmonie classique.
Tout autant que ses illustres contemporains : J.B. Lulli, H. Purcell, M.A. Charpentier, J. Pachelbel… Charles Rosier est pleinement représentatif de cette époque. Comme eux, il a préparé magnifiquement, l’avènement des compositeurs prestigieux des siècles suivants.

 

Vidéos populaires au sujet de Charles Rosier :